KSMA, petits détails : la mauvaise pente

Un des grands dangers guettant toute institution est celui qu'elle s'endorme dans la monotonie de son quotidien, au risque de se retrouver en décalage avec les attentes des usagers et en rupture avec les exigences des donneurs d'ordres.

30/05/2013 : Trois lignes importantes sont déviées, rien n'est annoncé sur la site internet
30/05/2013 : Trois lignes importantes sont déviées, rien n'est annoncé sur la site internet

Sur le réseau KSMA, un laxisme se renforce au point de devenir gênant pour les usagers. Par exemple, le 30/05/2013, les lignes C1 et C2 ne desservent pas l'arrêt Hulotais (cause Travaux), et les lignes 3 et 8 les arrêts Ste-Famille et Les Îlots (même raison). Pourtant, rien sur le site internet n'annonce ces perturbations, et un usager se rendant avec l'avance nécessaire à son arrêt ne sera pas forcément en mesure d'attraper son service à l'arrêt suivant. Alors qu'en 2011, KSMA annonçait toute perturbation sur son site internet.

Ce laxisme est encore plus flagrant au sujet des correspondances. Par exemple, le cadencement du réseau est fait de telle sorte que la voiture de la ligne C2 arrive a l'arrêt Gares en provenance de St-Vincent à h+07, h+27, h+47, alors que la voiture de la ligne 3 quitte ce même arrêt en destination de Rothèneuf à h+06, h+26, h+46. Ainsi, entre 8h et 16h, deux des trois lignes fortes du réseau sont en anti-correspondance.

 

Il se retrouve également dans le manque d'envie de faire mieux, qui est visible au peu de mal que se donnent l'AOT et l'exploitant pour proposer un réseau qui correspond aux attentes des usagers. Le réseau KSMA actuel souffre des ruptures de charges à l'arrêt Gares, dont la pertinence n'est recevable qu'a la condition d'y soigner les correspondances; ce n'est depuis longtemps plus le cas. Le réseau KSMA proposé pour la future DSP est pire encore, puisqu'il propose un réseau interurbain en correspondance avec le réseau urbain en périphérie de la ville, et que ce réseau urbain est en rupture totale avec les réalités de la demande mises en avance par les enquêtes menées sur le réseau.

 

Nous pourrions aussi évoquer le manque de ponctualité des véhicules sur certaines missions (retard le matin, avance le soir...), le fait que les plans affichés aux potelets des arrêts ne soient plus à jour depuis le 01/09/2012, que le nom du délégataire de service public n'est toujours pas connu (date annoncée de verdict initiale, 01/2013), etc.

 

Saint-Malo Agglomération ne fait pas son devoir, qui est d'adapter le réseau a la demande et pas au hasard, Keolis ne fait pas le sien en se passant de remonter des suggestions à l'AOT. Ce n'est pas parce que les deux parties sont fortement occupées par la définition du futur réseau qu'elles doivent délaisser l'exploitation quotidienne du réseau actuel. Si les deux entités continuent dans cette voie de facilité, c'est le service public qui en pâtira.

 

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